Le GR34 est un plaisir en toute saison. Les paysages y sont magnifiques, changeants, et prennent une teinte totalement différente selon la lumière, la météo et la période de l’année. Je l’ai parcouru avec mon chien, parfois en liberté, parfois attaché, et chaque configuration a ses avantages… et ses contraintes.
Le GR34 avec son chien en liberté
En liberté, la randonnée est clairement plus agréable pour tout le monde. Chacun avance à son rythme, s’attarde sur ce qui l’attire, renifle, observe, explore. Mais cela suppose un excellent rappel. Le GR34 est un sentier très fréquenté : on croise régulièrement d’autres chiens, des familles, des coureurs, et selon la saison ou la notoriété du tronçon, le passage peut devenir étroit et très animé.
Le GR34 avec son chien attaché
Avec un chien attaché, la dynamique change. Les pauses reniflages sont nombreuses, le rythme est plus haché, et la marche devient parfois plus fatigante. Le terrain, souvent caillouteux, peut abîmer les coussinets, et la proximité des falaises — pas toujours sécurisées — impose une vigilance constante. Un chien curieux qui s’aventure dans les bosquets peut vite se mettre en danger.
Chaleur, eau et baignade
Lors des belles journées ensoleillées, la chaleur est un vrai facteur à prendre en compte. Le chien ne bénéficie pas de la petite brise marine que l’on ressent en marchant, et certains tronçons offrent peu d’ombre. Heureusement, sur le secteur de Saint-Nazaire, on trouve des plages autorisées aux chiens, idéales pour une pause rafraîchissante. Ailleurs, il faut bien anticiper l’eau.
Dénivelés et contraintes du terrain
Le GR34, ce sont aussi des dénivelés parfois marqués, de longs escaliers à monter puis à descendre, qui sollicitent fortement les articulations, surtout sur les longues sorties. Par endroits, le sentier rejoint des portions bitumées : en été, le sol peut devenir brûlant. À cela s’ajoutent certains risques saisonniers, comme les chenilles processionnaires sous les pins, ou encore, en période humide, un terrain boueux et glissant.
Randonner sur le GR34 avec son chien reste une expérience formidable, à condition de bien connaître ses capacités, de s’adapter au terrain… et de rester humble face à la côte.
1. Les boucles rapides (environ 30 min à 1h)
Parfait pour le quotidien, une sortie courte ou une balade improvisée, sans objectif de performance. Les temps indiqués sont donnés à titre indicatif et peuvent varier en fonction du rythme de chacun, sans tenir compte des pauses… et avec un chien, il y en a toujours.
• De Porcé à Trébézy (Saint-Nazaire)
Environ 10 minutes à pied en direct, mais la balade mérite largement qu’on y passe plus de temps. Le sentier longe de jolies criques, offre de beaux points de vue, et permet d’accéder à plusieurs plages où le chien peut profiter du sable. En été, la plage de Trébézy est autorisée aux chiens. À proximité immédiate, le bois de Porcé est un vrai plus pour varier les ambiances. On y croise aussi de charmantes pêcheries, typiques du littoral.



• De Kerlédé à Villès-Martin
Environ 11 minutes à pied, là encore sans compter les arrêts. Le secteur de Kerlédé offre un espace verdoyant agréable pour démarrer la balade. Les plages de Kerlédé et de Ker Villès sont autorisées aux chiens toute l’année, ce qui en fait un itinéraire simple et pratique, parfait pour une sortie courte et régulière.



• De la pointe de Congrigoux à la pointe du Bec (Pornichet)
Environ 30 à 35 minutes de marche. La pointe de Congrigoux dispose d’un bel espace vert, idéal pour commencer la balade tranquillement. Le sentier mène ensuite vers la pointe du Bec, avec de jolis points de vue sur l’océan. Le blockhaus visible sur le parcours ajoute un point d’intérêt, surtout pour ceux qui aiment mêler balade et patrimoine.



2. Les sorties “Grand Air” (3h à 4h)
Pour celles et ceux qui ont envie de marcher plus longtemps, de voir du paysage, sans pour autant s’épuiser.
• De Saint-Nazaire à Sainte-Marguerite
En partant du front de mer, on quitte progressivement l’urbain pour rejoindre des criques plus sauvages. Du côté de Pornichet, le sentier longe également de belles villas d’époque, mêlant patrimoine et littoral. Une transition fluide entre ville et côte, très agréable à parcourir.



• La Côte Sauvage (du Pouliguen au Croisic)
La randonnée “royale”. Ici, le granit est roi, le vent souffle souvent, et les points de vue sont spectaculaires. En fonction de la marée, certaines grottes se laissent même explorer.
Note terrain : le granit est abrasif. Sur ce type de durée, surveillez l’usure des coussinets.



• La Côte de Granit Rose (Ploumanac’h)
Si vous êtes en vacances dans le coin, la boucle autour du phare est un incontournable. Les formes sont plus arrondies, la roche prend des teintes rosées uniques, et on ne s’en lasse jamais.



3. Mes conseils de “Petite Randonneuse”
- La météo est reine
En Bretagne et en Loire-Atlantique, on peut partir sous un ciel bleu et finir sous une averse. Pensez toujours à prendre de quoi essuyer votre chien avant de remonter en voiture. - De l’eau, même pour 1h
Entre le sel, le vent et l’effort, nos chiens se déshydratent vite. Une gourde est indispensable, même sur les courtes sorties. - Respect du tracé
Le GR34 traverse parfois des zones fragiles. Rester sur le sentier, c’est protéger la flore locale… et éviter de mauvaises surprises.
Pour aller plus loin
Si vous avez l’âme d’un grand aventurier et que vous envisagez le GR34 en itinérance (sur plusieurs jours ou semaines), je vous recommande l’excellent article de GR34-Aventure. Ils racontent l’épopée de Spark, un Border Collie, qui a parcouru l’intégralité du sentier, soit plus de 2000 km de marche.