Au fil de mes balades avec mes chiens, j’ai pris une petite habitude : lorsque je croise un duo homme-chien, je regarde d’abord le maître.
Ce n’est pas que je ne regarde pas le chien. Au contraire. Mais j’ai souvent fait la même constatation : l’attitude de l’humain peut donner une première indication sur ce qui se passe au bout de la laisse.

Un maître détendu, qui marche tranquillement, sans tension particulière, est souvent accompagné d’un chien qui semble lui aussi détendu.
À l’inverse, lorsque je vois un maître énervé, tendu ou particulièrement sur la défensive, je reste davantage sur mes gardes. Il y a de fortes chances que son chien soit lui aussi moins à l’aise dans la rencontre.
Ce n’est évidemment pas une science exacte
Je ne prétends pas pouvoir deviner le comportement d’un chien simplement en regardant son humain.
Un chien peut être parfaitement calme avec un maître stressé. Un autre peut être tendu alors que son humain semble parfaitement tranquille. Chaque chien a son caractère, son vécu et ses propres réactions.
Mais à force de promener mes chiens, j’ai appris à observer le duo plutôt que le chien seul.
La façon dont l’humain tient la laisse, sa manière de marcher, son attitude lorsqu’il aperçoit un autre chien… tout cela fait partie des petits indices que je regarde avant de décider comment je vais gérer le croisement.
Observer avant d’agir
Cette habitude m’a surtout appris à ne pas foncer tête baissée vers les autres chiens.
Je regarde.
Est-ce que le chien est détendu ? Est-ce qu’il vient vers nous franchement ? Est-ce que son maître semble maîtriser la situation ? Est-ce que la laisse est déjà tendue ? Est-ce que l’humain cherche au contraire à éviter le croisement ?
Parfois, quelques secondes d’observation suffisent pour comprendre qu’il vaut mieux prendre un peu de distance.
Et puis il y a les situations où, franchement, je ne cherche même pas à analyser davantage.
Si le maître est saoul, par exemple, je préfère éviter le chien.
Pas parce que je sais que le chien sera agressif, mais parce que son humain risque de ne pas être en mesure de gérer correctement la situation. Et un chien peut aussi adopter une attitude de protection envers quelqu’un qui n’est pas en état de réagir normalement.
Dans le doute, je préfère donc garder mes distances.
Un duo plutôt qu’un chien isolé
C’est finalement ce que mes balades m’ont appris : lorsqu’on croise un chien, on ne croise pas seulement un animal.
On croise un duo.
Et même si mon observation n’est évidemment pas infaillible, regarder d’abord l’attitude de l’humain me permet souvent d’aborder la rencontre avec un peu plus de prudence.
Avec mes chiens, j’ai appris qu’il n’était pas nécessaire de rencontrer tous les chiens que l’on croise.
Parfois, le meilleur croisement est simplement celui que l’on évite.
